Fret aérien et transit aérien
Du poids volumétrique et de la lettre de transport aérien aux règles sur les marchandises dangereuses et au dédouanement, nous prenons en charge l’ensemble du processus de votre fret aérien sous un même toit.
Le fret aérien est le transport de marchandises commerciales en soute d’avions de passagers ou sur avions-cargos, d’aéroport à aéroport. La facturation repose sur la plus grande des deux valeurs, poids réel ou poids volumétrique, et les distances entre continents se mesurent en heures, non en jours. CargoMerger organise votre fret aérien à l’export et à l’import.
Comment le poids volumétrique est-il calculé en fret aérien ?
En fret aérien, le poids volumétrique s’obtient en multipliant la longueur, la largeur et la hauteur du colis en centimètres, puis en divisant par 6 000. C’est la convention standard de l’IATA, qui considère un mètre cube comme environ 166,67 kilogrammes. Le poids taxable est la plus grande des deux valeurs, poids réel ou poids volumétrique ; pour une marchandise légère mais volumineuse, la facture repose presque toujours sur le volume. Les dimensions sont prises palettisées et filmées, hauteur de la palette comprise ; pour les colis bombés, le point le plus large compte. Pour les produits express internationaux des coursiers, le diviseur est normalement de 5 000, si bien que la même marchandise peut donner un poids taxable différent en express et en fret aérien standard. C’est pourquoi vous devez indiquer le nombre de colis et les dimensions de chacun lorsque vous demandez un devis. Pour un exemple chiffré, voir Qu’est-ce que le poids volumétrique ? et le calculateur de poids volumétrique.
- Poids volumétrique = (longueur × largeur × hauteur, en cm) / 6 000
- Le poids taxable est la plus grande des deux valeurs, poids réel ou poids volumétrique ; un calcul pas à pas et une comparaison des diviseurs figurent dans l’entrée du glossaire sur le poids volumétrique
- Les dimensions incluent la hauteur de la palette et l’emballage, prises au point le plus large
- Pour les produits express internationaux, le diviseur est normalement de 5 000, d’où provient la différence de poids
Qu’est-ce qu’une LTA (AWB), et quelle différence entre une master AWB et une house AWB ?
La LTA (lettre de transport aérien, ou AWB) est le document qui constitue, jusqu’à preuve du contraire, la preuve de la conclusion d’un contrat de transport entre le transporteur et le chargeur et de la remise de la marchandise au transporteur ; selon la Convention de Montréal, l’absence du document ne supprime ni l’existence ni la validité du contrat. Sa différence la plus importante avec le connaissement maritime est qu’elle n’est pas un titre représentatif de la marchandise : elle ne peut pas être endossée et ne transfère pas la propriété par simple remise ; la marchandise est livrée au destinataire qui y est désigné. La master AWB (MAWB) est le document principal émis par la compagnie aérienne elle-même et indique souvent le transitaire comme chargeur. La house AWB (HAWB) est le document secondaire que le transitaire émet séparément pour chaque client. Dans un envoi groupé, des dizaines de HAWB peuvent se trouver sous une même MAWB ; la MAWB définit la relation entre la compagnie aérienne et le transitaire, la HAWB la véritable relation entre vendeur et acheteur. Le numéro d’AWB comporte 11 chiffres, dont les trois premiers sont le code de la compagnie aérienne, et le suivi du vol se fait avec ce numéro.
Quelle différence entre express et fret aérien standard ?
L’express est un produit de porte à porte géré par un seul opérateur, dédouanement compris ; le fret aérien standard fonctionne pour l’essentiel d’aéroport à aéroport, les pré- et post-acheminements ainsi que le dédouanement étant organisés séparément. Les opérateurs express utilisent leurs propres réseaux et des circuits de déclaration accélérés, de sorte que la livraison est rapide, mais la tarification est conçue pour les envois petits et légers. En fret aérien standard, la marchandise est groupée et montée sur une palette ou un ULD ; le coût unitaire diminue à mesure que le poids augmente. En gros, les échantillons, les documents, un seul carton de pièces détachées et les envois urgents de quelques dizaines de kilogrammes conviennent à l’express, tandis que les envois palettisés et réguliers de plus de quelques centaines de kilogrammes conviennent mieux au fret aérien standard. Le seuil n’est pas fixe et varie selon la liaison, la saison et la capacité du jour. La bonne démarche est de chiffrer la même marchandise dans les deux cas.
Quand faut-il recourir à l’affrètement et aux transports spéciaux ?
L’affrètement est la location d’un avion entier ou d’une partie d’avion lorsque la capacité des vols réguliers ne suffit pas ou que la marchandise ne passe pas dans les dimensions de porte et de palette d’un avion de ligne. Les usages typiques sont les pièces urgentes qui arrêtent une ligne de production, les cargaisons de projet et de machines lourdes, le matériel d’exposition et d’événementiel, et les envois humanitaires. Les marchandises spéciales voyagent sur des avions de ligne mais exigent l’accord préalable de la compagnie aérienne. Les animaux vivants sont transportés selon les IATA Live Animals Regulations (LAR), qui fixent des normes de la taille des cages à la ventilation et à l’alimentation. Les valeurs (VAL) sont traitées dans des compartiments verrouillés distincts, sous surveillance. Pour les produits pharmaceutiques, les vaccins et les produits biologiques, la chaîne du froid est protégée par des conteneurs actifs à température dirigée ou des housses thermiques ; les compagnies aériennes sont certifiées dans ce domaine par des programmes tels que IATA CEIV Pharma. Toutes les compagnies n’acceptent pas tous les types de marchandises spéciales, d’où l’importance de la confirmation avant la réservation.
Comment fonctionnent les règles sur les marchandises dangereuses (DGR) en fret aérien ?
Les marchandises dangereuses sont soumises à la réglementation IATA sur les marchandises dangereuses (DGR) ; la marchandise n’est acceptée qu’avec le numéro ONU correct, la classe, le groupe d’emballage, un emballage homologué, l’étiquetage et la déclaration signée du chargeur (Shipper’s Declaration for Dangerous Goods). Il existe neuf classes : explosifs, gaz, liquides inflammables, solides inflammables, comburants et peroxydes organiques, matières toxiques et infectieuses, matières radioactives, corrosifs et marchandises dangereuses diverses. Les batteries au lithium relèvent du dernier groupe, et les règles sur l’état de charge, l’emballage et la quantité se durcissent chaque année. Certaines substances ne peuvent voyager que sur un avion-cargo, et certaines ne sont jamais acceptées à bord d’un avion. Une déclaration erronée ou incomplète entraîne l’arrêt de la marchandise au terminal et une responsabilité pénale, c’est pourquoi la fiche de données de sécurité du produit est demandée avant la réservation. Les marchandises suivantes sont des cargaisons DGR courantes ; elles ne sont pas interdites, elles sont transportées sous conditions.
- Parfum, eau de Cologne et cosmétiques à base d’alcool — liquide inflammable (classe 3) ; transportés dans un emballage homologué avec une déclaration du chargeur
- Aérosols et sprays — classe 2 ; les briquets et le gaz de briquet dépendent de l’accord de la compagnie aérienne, et la plupart des transporteurs ne les acceptent pas en fret
- Peinture, diluant, colles et résines — liquide inflammable (classe 3)
- Appareils contenant des batteries au lithium — classe 9 ; des règles d’emballage et de quantité s’appliquent. Les batteries de rechange expédiées séparément de l’appareil voyagent avec une limite d’état de charge et uniquement sur avion-cargo
- Marchandises sous chaîne du froid expédiées avec de la glace carbonique — la glace carbonique est UN 1845, classe 9 ; elle exige une déclaration de poids et une étiquette
- Pièces contenant de forts aimants — déclarées UN 2807 (classe 9) lorsque le champ magnétique dépasse le seuil
Quels postes composent le coût du fret aérien ?
Le fret aérien n’est pas un poste unique ; s’ajoutent au prix du transport, calculé sur le poids taxable, des postes supplémentaires de la compagnie aérienne et du terminal. La surcharge carburant est indexée sur les prix du kérosène et révisée périodiquement ; la surcharge de sûreté couvre le contrôle et la manutention sécuritaire. Pour les importations aériennes vers la Turquie, une franchise définie s’applique à compter de l’entrée en entrepôt, après quoi le magasinage commence à courir ; les tarifs et les délais changent avec la législation. Les variables qui font réellement bouger le prix sont l’équilibre de charge du sens de circulation, la saison et la question de savoir si la marchandise exige une manutention particulière. Un chiffre réaliste ne peut donc être donné qu’une fois connus les dimensions, le poids, la nature du produit et la destination.
- Prix du transport sur le poids taxable
- Surcharge carburant et surcharge de sûreté
- Frais d’émission de l’AWB et de documentation
- Terminal et manutention à l’origine ; magasinage et bon à délivrer à destination
- Courtage en douane, contrôle par rayons X et livraison locale
- Surcharges pour marchandises spéciales : marchandises dangereuses, chaîne du froid, hors dimensions
De quels aéroports part le fret aérien en Turquie ?
L’essentiel du volume de fret aérien de la Turquie transite par l’aéroport d’Istanbul (IST) et Istanbul Sabiha Gökçen (SAW), car les liaisons directes et la variété tarifaire s’y concentrent. Pour la région égéenne, le point de départ direct est l’aéroport d’İzmir Adnan Menderes (ADB). Le complexe de fret de l’ADB regroupe sur un même site les entrepôts d’import et d’export, le bâtiment de la direction des douanes, les magasins de valeurs et de matières radioactives et les bureaux des agences ; la surface totale du terminal est d’environ 21 000 mètres carrés. Une partie du fret de la région égéenne part directement d’İzmir ; pour les destinations sans liaison directe, la marchandise est acheminée par camion jusqu’à Istanbul et part de là. Antalya et Adana sont aussi utilisés pour des départs régionaux.
Avion ou bateau ? Quand le fret aérien a-t-il du sens ?
Le transport aérien a du sens pour les marchandises à forte valeur au kilogramme et soumises à une contrainte de temps ; pour les marchandises lourdes et volumineuses de faible valeur unitaire, la mer est presque toujours le bon choix. Un repère pratique est le rapport entre le fret et la valeur de la marchandise : pour les produits chers au kilogramme, comme l’électronique, les produits pharmaceutiques, les pièces détachées et les collections de mode, le fret aérien représente une faible part du coût total. Pour les matières premières, les emballages, les meubles ou les matériaux de construction, le même fret peut dépasser la valeur de la marchandise. La décision doit regarder au-delà du fret : le coût de détention du stock, le risque d’arrêt de production, les pénalités de retard contractuelles et la durée de conservation du produit. Beaucoup d’entreprises combinent : les articles critiques par avion, le reste par mer. L’écart de temps est aussi déterminant ; bien que le vol se mesure en heures, le délai de porte à porte varie avec le transbordement, l’encombrement des douanes et la livraison locale.
Principales différences entre fret aérien standard, coursier express et fret maritime
| Critère |
Fret aérien standard |
Coursier express |
Fret maritime |
| Base de facturation |
Poids taxable (diviseur volumétrique 6 000) |
Poids taxable (diviseur volumétrique normalement 5 000) |
Par conteneur en FCL ; au m³ ou à la tonne (W/M) en LCL |
| Étendue du service |
En général d’aéroport à aéroport |
De porte à porte, dédouanement compris |
De port à port ou de porte à porte |
| Document de transport |
MAWB + HAWB |
Lettre de transport du coursier / HAWB |
Connaissement maritime (B/L) ou lettre de transport maritime |
| Profil de marchandise typique |
Envois palettisés à partir de quelques centaines de kg |
Échantillons, documents, petits colis |
Marchandises lourdes et volumineuses de faible valeur unitaire |
| Délai |
Vol en heures ; porte à porte quelques jours |
Option la plus rapide |
Des semaines, selon la compagnie |
| Flexibilité |
Dépend des horaires et de la capacité du jour |
Réseau dense, départs fréquents |
Faible fréquence de départs, planification nécessaire |
| Coût unitaire |
Plus élevé que la mer, moins que l’express |
Le plus élevé au kilogramme |
Le plus bas au kilogramme |
Documents utilisés pour cet envoi
- Facture commerciale — indique la nature, la quantité, l’unité et la valeur totale de la marchandise, les conditions de livraison (Incoterms) et les coordonnées de l’acheteur.
- Liste de colisage — contient le nombre de colis, le poids brut et net et les dimensions des colis ; le poids volumétrique est calculé à partir de ces dimensions.
- Lettre de transport aérien (MAWB et HAWB) — preuve de la conclusion du contrat de transport et de la remise de la marchandise au transporteur ; le numéro de suivi en provient.
- Shipper’s Letter of Instruction — les instructions écrites de transport et de documents que le chargeur donne au transitaire.
- Déclaration en douane d’exportation ou d’importation — la déclaration officielle faite auprès de l’autorité douanière.
- Certificat de circulation A.TR — atteste le statut de libre pratique des marchandises au titre de l’union douanière ; ce n’est pas un certificat d’origine.
- Certificat de circulation EUR.1 ou EUR-MED — délivré pour les envois vers les pays liés par un accord de libre-échange.
- Certificat d’origine — indique le pays d’origine de la marchandise, nécessite le visa de la chambre de commerce et est obligatoire dans certains pays.
- Shipper’s Declaration for Dangerous Goods et fiche de données de sécurité (SDS/GBF) — exigées pour les marchandises relevant des DGR.
- Certificats sanitaires, vétérinaires et phytosanitaires et, le cas échéant, permis CITES — exigés pour les denrées alimentaires, les animaux vivants et les produits végétaux.
- Police d’assurance marchandises — protège la valeur au-delà de la limite de responsabilité du transporteur par kilogramme.
- Remarque : l’ensemble des documents nécessaires dépend du produit, du pays de destination et des conditions de l’acheteur ou du crédit documentaire ; la liste est arrêtée ensemble avant le chargement.
Questions fréquentes
Existe-t-il un poids minimum en fret aérien ?
Il n’existe pas de limite inférieure technique, mais les compagnies aériennes appliquent un tarif minimum ; pour les très petits envois, le prix est fixé à un montant de base indépendant du calcul du poids. Pour les envois de quelques kilogrammes, le coursier express est donc souvent plus avantageux. Pour bien décider, chiffrez la même marchandise dans les deux cas.
Combien de temps le fret aérien met-il à arriver ?
La durée du vol se mesure en heures, mais le délai de porte à porte est plus long. S’y ajoutent l’acceptation au terminal, le contrôle de sûreté, l’ordre de chargement, l’attente à un point de correspondance, la douane à destination et la livraison locale. Sur les lignes sans escale, cela peut prendre quelques jours ; sur les lignes avec correspondance et en haute saison, c’est plus long. Le délai varie selon l’itinéraire, les correspondances et l’encombrement des douanes.
Une AWB peut-elle être endossée, et permet-elle de garder le contrôle de la marchandise ?
Non. L’AWB n’est pas un titre représentatif de la marchandise et ne peut pas être endossée ; la marchandise est livrée au destinataire désigné après contrôle d’identité. Contrairement au connaissement maritime, vous ne pouvez pas bloquer la marchandise en conservant le document original. Les vendeurs qui recherchent une sécurité de paiement recourent généralement à un crédit documentaire et font désigner la banque comme destinataire.
Puis-je expédier du parfum, un appareil contenant une batterie au lithium ou de la peinture ?
Souvent oui, mais dans le cadre des règles sur les marchandises dangereuses. Le parfum et l’eau de Cologne sont des liquides inflammables, la peinture et le diluant relèvent de la classe des inflammables, et les appareils à batterie au lithium sont soumis à des règles distinctes d’emballage et de charge. Certains produits ne peuvent voyager que sur avion-cargo. Avant la réservation, vous devez communiquer la fiche de données de sécurité du produit (SDS/GBF ; anciennement MSDS).
L’assurance est-elle obligatoire en fret aérien ?
Elle n’est pas obligatoire, mais elle est recommandée. La responsabilité du transporteur en cas de perte et de dommage est limitée par kilogramme selon la Convention de Montréal ; depuis le 28 décembre 2024, la limite est de 26 SDR (droits de tirage spéciaux), et elle ne couvre souvent pas la valeur réelle de la marchandise. Pour une marchandise de grande valeur, une police d’assurance marchandises distincte offre une véritable protection.
Dois-je apporter moi-même la marchandise à l’aéroport ?
Non. L’enlèvement à votre usine ou à votre entrepôt, la palettisation et le filmage, la pesée et le mesurage, la livraison au terminal et la préparation des documents peuvent être organisés dans le cadre de l’envoi. Si vous préférez un service d’aéroport à aéroport uniquement, c’est également possible ; l’étendue est convenue ensemble au moment du devis.